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Hypothèque en Suisse : fonctionnement, taux, modèles

Fonds propres, taux d'endettement, choix entre taux fixe et Saron : les bases à comprendre avant de comparer des offres hypothécaires.

Les fonds propres exigés

En Suisse, une banque finance rarement plus de 80% de la valeur d'un bien : l'emprunteur doit donc apporter au moins 20% de fonds propres, dont la moitié au moins doit provenir de sources autres que le deuxième pilier (LPP). Les 20% peuvent combiner épargne, avoir de prévoyance et parfois une donation ou une avance d'hoirie.

Le taux d'endettement, souvent le facteur limitant

Au-delà des fonds propres, la banque calcule un taux d'endettement théorique en appliquant un taux d'intérêt calculatoire prudent (souvent autour de 5%, nettement supérieur au taux réel du marché), auquel s'ajoutent les frais d'entretien estimés du bien. La charge totale ne doit généralement pas dépasser un tiers du revenu brut du ménage ; c'est souvent ce calcul, plus que les fonds propres eux-mêmes, qui limite le montant empruntable.

Les principaux modèles de taux

ModèlePrincipeAvantageRisque
Hypothèque fixeTaux bloqué sur une durée choisie (2 à 15 ans)Mensualités prévisiblesPas de bénéfice si les taux baissent ensuite
Hypothèque SaronTaux variable indexé sur le marché monétaireHistoriquement compétitif sur longue duréeMensualités qui varient avec les taux
Hypothèque variable classiqueTaux fixé par la banque, ajustableFlexibilité, résiliable en tout tempsGénéralement plus chère que le fixe et le Saron

Comparer plusieurs offres reste rentable

Les écarts de taux proposés par différentes banques et assureurs pour un même profil peuvent atteindre plusieurs dixièmes de pourcent, un écart qui se chiffre en milliers de francs sur la durée d'une hypothèque. Solliciter plusieurs établissements, ou passer par un courtier hypothécaire qui compare pour vous, reste la façon la plus fiable de ne pas payer plus cher que nécessaire.

Questions fréquentes

Non, sauf cas exceptionnels. Les banques financent au maximum 80% de la valeur du bien ; les 20% restants doivent venir de fonds propres, avec au moins la moitié hors deuxième pilier.

C'est un calcul prudent utilisé par les banques, appliquant un taux d'intérêt théorique plus élevé que le taux réel du marché (souvent autour de 5%) pour vérifier qu'un emprunteur pourrait supporter la charge même si les taux remontaient fortement.

Il implique des mensualités qui varient avec le marché monétaire, contrairement au taux fixe qui les bloque sur une durée choisie. Historiquement compétitif sur longue durée, il convient mieux à un budget capable d'absorber des variations.